Sunday, August 19, 2012

Carte des nouvelles mines au Québec

Link: jobboom.com
Publié le 23 mai 2012 par Steve Proulx

Les annonces de construction de nouvelles mines et d’agrandissement de plusieurs autres existantes ont été nombreuses au Québec. Afin de voir où nous en sommes rendus, le Magazine Jobboom a recensé tous les grands investissements miniers annoncés ou entrepris ces dernières années. Il y en a pour au moins 26 milliards de dollars. Cela demeure peu en comparaison du projet hydroélectrique de la Baie-James dans les années 70, qui, en valeur monétaire d’aujourd’hui, représentait un investissement colossal de près de 37 milliards. 



BEAUFOR (Richmont)
Statut :
mine active
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
120
Ouverture :
1933
Investissements :
80 millions $
En 2012, des investissements de 80 millions sont prévus.
CANADIAN MALARTIC (Corporation Minière Osisko)
Statut :
mine active
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
550
Ouverture :
2011
Investissements :
1 milliard $
La mine a coulé son premier lingot le 13 avril 2011. Depuis, elle a le vent dans les voiles. Osisko prévoit une production de 700 000 onces d’or pour 2012.
LAC BLOOM (Cliffs Natural Resources)
Statut :
mine active
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane
Nombre d’employés :
290
Ouverture :
2010
Investissements :
1,3 milliard $
L’exploitant a annoncé un projet total de 1,3 milliard $ pour doubler la production annuelle de la mine d’ici 2016. 600 millions $ seront investis cette année.
LAC HERBIN (Corporation minière Alexis)
Statut :
mine active
Type :
mine souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
105
Ouverture :
2008
Investissements :
n.d.
La mine a dû mettre sur pied un programme de redressement en juin 2011 pour faire face à des problèmes d’exploitation.
LAC TIO (Rio Tinto Fer et Titane)
Statut :
active
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane
Nombre d’employés :
270
Ouverture :
1950
Investissements :
200 millions $
Les investissements de 200 millions $ réalisés en 2011 permettront de poursuivre l’exploitation de la mine jusqu’en 2050.
LAPA (Mines Agnico-Eagle)
Statut :
mine active
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
294
Ouverture :
2009
Investissements :
4,5 millions $
Agnico a annoncé en avril 2012 un investissement de 4,5 millions $ pour prolonger l’activité de la mine.
LARONDE (Mines Agnico-Eagle)
Statut :
mine active
Type :
souterraine
Gisement :
Or, argent, cuivre, zinc
Nombre d’employés :
794
Ouverture :
1988
Investissements :
300 millions $
Agnico a lancé un projet de développement de 300 millions $ pour prolonger la mine plus en profondeur.
MONT-WRIGHT (ArcelorMittal Mines Canada)
Statut :
mine active
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane
Nombre d’employés :
2 000
Ouverture :
1976 – Épuisement
du gisement prévu
pour 2040
Investissements :
2,1 milliards $
Un projet d’agrandissement du complexe minier de Mont-Wright et de Port-Cartier de 2,1 milliards $ permettra de faire passer la production annuelle de 14 à 24 millions de tonnes par an d’ici 2013.
NIOBEC (IAMGOLD)
Statut :
mine active
Type :
souterraine
Gisement :
Niobium
Nombre d’employés :
375
Ouverture :
1976
Investissements :
1,9 milliard $
IAMGOLD a annoncé un projet d’expansion estimé à 1,9 milliard étalé sur 46 ans. L’entreprise espère commencer la production commerciale dès 2016.
PERSÉVÉRANCE (Xstrata Zinc-Mine Matagami)
Statut :
mine active
Type :
souterraine
Gisement :
Zinc, cuivre, or, argent
Nombre d’employés :
235
Ouverture :
2008
Investissements :
n.d.

RAGLAN (Xstrata Nickel)
Statut :
mine active
Type :
à ciel ouvert et souterraine
Gisement :
Nickel, cuivre, EGP, cobalt
Nombre d’employés :
700
Ouverture :
1998
Investissements :
530 millions $
La minière a annoncé en 2011 un investissement de 530 millions pour des agrandissements. L’expansion créerait 70 emplois qui s’ajouteraient aux 700 actuels.
ARNAUD
(Investissement Québec et Yara International ASA, Mines Arnaud)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Apatite
Nombre d’employés :
200
Ouverture :
2015
Investissements :
800 millions $
L’usine que prévoit construire la minière pourrait produire 1,4 million de tonnes d’apatite par an. Yara, une multinationale norvégienne, s’est engagée à acheter 100 % de sa production.
B-ZONE (Quest Rare Minerals)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et concentrateur
Gisement :
Éléments de
terres rares
Nombre d’employés :
190
Ouverture :
2016 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2041
Investissements :
565 millions $

BLACKROCK (Blackrock Metals)
Statut :
Projet minier
Type :
n.d.
Gisement :
Fer, fer et titane, vanadium
Nombre d’employés :
165
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement prévu pour 2028
Investissements :
600 millions $
La minière a signé en février 2012 une entente avec les Cris pour le prédéveloppement du gisement. L’entreprise prévoit produire trois millions de tonnes de concentré de fer par an.
BRACEMAC-McLEOD (Donner Metals et Xstrata Zinc)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Zinc, cuivre, or, argent
Nombre d’employés :
250
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2017
Investissements :
160 millions $

CREVIER (MDN)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Niobium, tantale
Nombre d’employés :
150
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2031
Investissements :
330 millions $
Selon les prévisions, la mine produirait 178 000 kilos de tantale et 1,8 million de kilos d’oxyde de niobium par année.
DSO (New Millennium Capital Corporation et Tata Steel)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane,
vanadium
Nombre d’employés :
235
Ouverture :
2012 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2027
Investissements :
n.d.

DUMONT NICKEL (Royal Nickel Corporation)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Nickel, cuivre
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2015 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2046
Investissements :
1,7 milliard $

EASTMAIN-ROSE (Corporation Éléments Critiques)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et concentrateur
Gisement :
Lithium
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2030
Investissements :
270 millions $

ÉLÉONORE (Mines Opinaca, filiale de Goldcorp)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
600
Ouverture :
2014 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2029
Investissements :
1,4 milliard $
Le projet a obtenu le feu vert du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs à la fin de 2011. La mine devrait produire environ 600 000 onces d’or par an.
FIRE LAKE NORTH (Champion Minerals)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane,
vanadium
Nombre d’employés :
475
Ouverture :
2015 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2055
Investissements :
1,4 milliard $

FRANCOEUR (Richmont)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2011 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2016
Investissements :
n.d.
La mine, fermée en 2001, a été remise en activité en 2011.
GRANDE-VALLÉE (Orbite Aluminae)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Alumine
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2038
Investissements :
n.d.

HOPES ADVANCE BAY (Oceanic Iron Ore corporation)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane,
vanadium
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2016 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2041
Investissements :
3,7 milliards $

KÉMAG
(New Millennium Iron Corporation et Tata Steel Minerals Canada)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Fer, fer et titane,
vanadium
Nombre d’employés :
1 000
Ouverture :
2016 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2051
Investissements :
4,7 milliards $

LAC À PAUL (Phosphate Canada, filiale de Ressources d’Arianne)
Statut :
Projet minier
Type :Gisement :
Apatite
Nombre d’employés :
250
Ouverture :Investissements :
650 millions $

LAC McLEOD (Western Troy Capital Resources)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Cuivre-molybdène
Nombre d’employés :
250
Ouverture :
2015 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2024
Investissements :
210 millions $

LANGLOIS (Nyrstar Canada Corporation)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Zinc, cuivre,
or, argent
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2012 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2022
Investissements :
n.d.

MATOUSH (Ressources Strateco)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Uranium
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2020
Investissements :
n.d.

NUNAVIKk NICKEL (Canadian Royalties, filiale de Jien Canada Mining et Goldbrook Ventures)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et souterraine
Gisement :
Nickel, cuivre
Nombre d’employés :
270
Ouverture :
2012
Investissements :
800 millions $

QUÉBEC LITHIUM (Canada Lithium Corporation)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
Gisement :
Lithium
Nombre d’employés :
200
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2028
Investissements :
200 millions $
Grâce à un prêt de 75 millions $ de la Banque Scotia, garanti par Investissement Québec, la minière pourra poursuivre la construction de la mine.
s (Stornoway Diamond Corporation et SOQUEM)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et souterraine
Gisement :
Diamant
Nombre d’employés :
300
Ouverture :
2015 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2035
Investissements :
802 millions $
Il s’agira de la première mine de diamants au Québec.
VEZZA (North American Palladium et Mines Agnico-Eagle)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2012
Investissements :
n.d.

WESTWOOD (IAMGOLD)
Statut :
Projet minier
Type :
souterraine
Gisement :
Or
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2013 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2029
Investissements :
332 millions $
IAMGOLD prévoit investir 332 millions $ dans ce projet minier d’ici 2013.
WHABOUCHI (Nemaska Lithium)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et concentrateur
Gisement :
Lithium
Nombre d’employés :
n.d.
Ouverture :
2014 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2029
Investissements :
90 millions $
On prévoit y produire 202 000 tonnes de concentré d’oxyde de lithium par an, durant 25 ans.
ZEUS (Explorations Matamec)
Statut :
Projet minier
Type :
à ciel ouvert
et concentrateur
Gisement :
Éléments de
terres rares
Nombre d’employés :
221
Ouverture :
2016 – Épuisement
du gisement
prévu pour 2029
Investissements :
n.d.
Sources : Les mines actives et les projets miniers ont été répertoriés d’après des cartes publiées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (avril 2012)
Les données concernant le nombre d’employés et la production annuelle sont les plus récentes. Elles sont tirées du Rapport sur les activités minières – 2011 du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Elles concernent l’année 2010 et peuvent avoir changé depuis.
Les données concernant les investissements et les projets en cours proviennent d’une revue de presse de l’activité minière au Québec en 2011 et 2012.
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Cordialement,
Alexandre

Tuesday, August 14, 2012

Évaluation environnementale: le pétrole sera pris en compte

Link: LeDevoir.com
Alexandre Shields   27 juillet 2012

Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir

"Le comité mandaté par Québec pour étudier le gaz de schiste aura beaucoup plus de travail que prévu puisqu’il devra aussi se pencher sur l’industrie pétrolière qui se développe actuellement au Québec, et ce, avec les mêmes ressources et le même échéancier. Et même si on ignore les impacts de cette filière, le comité ne peut restreindre les activités des entreprises qui forent présentement des puits à la recherche d’or noir.
En avril dernier, Le Devoir révélait que le comité qui dirige l’évaluation environnementale stratégique (EES) sur le gaz de schiste n’avait pas prévu d’étudier la question pétrolière dans le cadre de ses travaux, à moins que les entreprises utilisent la fracturation hydraulique. Une porte-parole du ministre Pierre Arcand avait alors répliqué que le gouvernement tenait pour acquis que le comité se pencherait aussi sur l’exploitation de l’or noir québécois.

Trois mois plus tard, le président du comité qui dirige l’évaluation environnementale stratégique (EES), Robert Joly, a finalement expliqué hier au Devoir comment il entendait inclure la filière pétrolière dans les travaux. « On s’est dit, a priori, que probablement qu’une partie des études prévues pour le gaz de schiste pourrait s’appliquer aussi au pétrole, dans la mesure où on parle d’hydrocarbures. Il y a des équipements et des méthodes qui sont semblables », a-t-il indiqué.

Une fois que le comité aura en main les études déjà commandées, il décidera s’il a besoin de davantage d’information. Est-ce que les entreprises actives au Québec devront fournir systématiquement des détails sur leurs activités ? « On a la possibilité de poser des questions aux compagnies pour obtenir des réponses, si on en a besoin », a soutenu M. Joly. Pétrolia a dit cette semaine que les opérations menées par l’entreprise ne sont pas soumises aux travaux de l’EES.

Le comité abordera surtout la fracturation hydraulique, une technique à laquelle les pétrolières Junex et Pétrolia pourraient bien recourir, notamment en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti. Comme cette méthode d’extraction n’a jamais été utilisée au Québec, M. Joly a précisé que son équipe se basera sur ce qui a déjà été fait ailleurs. « Ce sont des techniques assez bien connues et décrites ailleurs. On a de l’information sur la façon dont ça se passe, sur la technique. Nous, notre défi, c’est de mettre ça dans le contexte du Québec. Même si ça ne s’est pas fait chez nous, il faut essayer de transposer ça dans notre contexte. » Qui plus est, le comité devrait étudier les impacts sociaux de l’implantation de cette industrie lourde.

Même si le dossier pétrolier vient alourdir considérablement le mandat accordé au départ au comité de l’EES, son président a expliqué que les ressources et l’échéancier demeuraient les mêmes. « On va travailler en fonction de l’échéancier actuel et des ressources qu’on a en ce moment. On va tout faire pour respecter cet échéancier. » Le rapport final doit être terminé en novembre 2013.

Entre-temps, les pétrolières qui font des forages exploratoires traditionnels pourront continuer leurs opérations librement. Pétrolia entend forer trois nouveaux puits uniquement cette année, dont un horizontal. Junex mène présentement un nouveau forage dans le secteur de Gaspé et envisage d’utiliser la fracturation au cours des prochaines années.

Le gouvernement Charest a déjà décidé d’investir des fonds publics dans Junex et dans Pétrolia. M. Joly estime néanmoins que le comité aura la possibilité de recommander l’interdiction de l’exploitation pétrolière si les risques sont trop élevés."
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Cordialement,
Alexandre

Friday, May 11, 2012

Federal Contaminated Sites and Their Impacts (Canada, 2012)


(Source: Treasury Board, Analysis: David McKie, CBC News)The 142 sites, included in the map above, are only those that have reached step
 eight in a long process that federal departments and agencies must follow to assess
 and develop plans to clean up or contain damage posed by contaminants.


You can find more information here:

Chapter 3—Federal Contaminated Sites and Their Impacts

A Federal Approach to Contaminated Sites

Contaminated sites across Canada require clean up (CBC, 2012)

Ottawa announces $14.7M for DEW line cleanup (CBC,2012)

Canada's four most expensive contaminated sites (CBC,2012)

Abs.

Alexandre

Friday, March 9, 2012

Plan Nord: la grande séduction des universités

Lisa-Marie Gervais   9 mars 2012
 

L'UdeM et l'UQAM proposent des projets de recherche au gouvernement Charest

 

 



"De nombreuses universités font la cour au Plan Nord, a constaté Le Devoir. Plusieurs d'entre elles ont déjà soumis des propositions de projets de recherche ou dressé une liste de leurs expertises qui pourraient être mises à contribution dans ce vaste projet de développement mené par le gouvernement Charest.

Dans une lettre obtenue par Le Devoir, le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal (UdeM), Gérard Boismenu, sollicite au nom du recteur la collaboration de tous les directeurs de départements pour élaborer une proposition «de l'offre distinctive» de l'université qui sera remise au premier ministre Jean Charest. La proposition, qui vise à mettre en valeur les champs de compétence de l'UdeM, sera envoyée sous peu.

C'est lors d'une rencontre à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain que le recteur Guy Breton a fait savoir au premier ministre qu'il désirait être un «partenaire actif» et «contribuer au développement du Nord québécois». «Nous sommes convaincus que les facultés et les écoles de l'Université réunissent des champs de compétence et des expertises qui pourraient être mis à contribution, peut-on lire dans la lettre du doyen Boismenu. C'est ce que nous voulons faire valoir et mettre en évidence auprès du gouvernement du Québec.»

«Je pense que toutes les universités font valoir leurs champs de compétences et mettent en évidence leurs expertises qui peuvent être utilisées dans le cadre du Plan Nord, a convenu M. Boismenu. Notre université est la plus grande université de recherche, en matière de volume de subvention, même devant McGill. Alors c'est normal qu'on essaie d'exprimer auprès des autorités compétentes, en l'occurrence le bureau du premier ministre, quelles sont les qualités de notre université.»

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) ne nie pas non plus son intérêt pour le Plan Nord. Un document de cinq pages contenant des thèmes de recherche et une liste d'experts dans certains domaines concernant le Nord ont été remis au scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, à la demande de ce dernier. «On lui a demandé s'il envisageait de financer des projets de recherche pour appuyer le développement du Grand Nord et, d'emblée, il nous a dit de lui soumettre par écrit une proposition d'idées, ce qu'il a demandé à toutes les universités du Québec, ce qui m'a surpris, mais la compétition est saine», a expliqué Luc-Alain Giraldeau, vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences de l'UQAM.

À la suite d'un colloque pour discuter des thématiques liées au Nord tenu il y a quelques semaines, les sept facultés ont fait des propositions «intersectorielles», c'est-à-dire qui touchent les Fonds de recherche du Québec, soit en science nature, santé et culture et société. «Je ne sais pas s'il va émettre des concours de subventions, mais nous à l'UQAM, on a pris un grand plaisir à rencontrer les chercheurs qui travaillent de près ou de loin sur les thèmes du Grand Nord», a souligné M. Giraldeau.

L'Université comme une PME

Le professeur au Département d'histoire de l'UQAM Yves Gingras déplore la situation en la résumant d'une éloquente formule: «Le recteur de l'Université de Montréal se présente ici comme le chef d'une PME qui demande à ses employés de préparer un "appel d'offres" pour le Plan Nord!», a-t-il lancé, en disant craindre la disparition de l'un des rôles fondamentaux de l'université, soit la dimension critique des chercheurs.

Le doctorant en sciences politiques à l'Université d'Ottawa et coauteur d'Université inc., Éric Martin, est aussi d'avis que cela constitue un exemple «grossier» d'une université qui «va se substituer à l'entreprise pour se mettre au service du gouvernement». «On tasse le pouvoir des profs, qui ne dicteront plus ce qui est important. Ça va être les compagnies extérieures. On a besoin de spécialistes miniers et formez-nous les à vos frais», se désole-t-il. Il dénonce ce modèle de la «triple hélice», où l'université, l'entreprise et le gouvernement fusionnent «dans une sorte de complexe intello-industriel où on ne sait plus très bien qui est quoi. Cette mégamachine va travailler à réaliser des profits et sera au service de certaines compagnies».

Travailler les thématiques du Grand Nord ne veut pas dire appuyer le projet de développement du gouvernement Charest, note M. Giraldeau. «On n'appuie pas le Plan Nord, on constate qu'il est là et qu'il y a une volonté nationale de développer le Nord. Et nous, on a des chercheurs qui travaillent sur ça alors c'est une opportunité de contribuer à l'amélioration de ce développement-là.»

M. Boismenu ne croit pas que l'université dévie de sa mission en s'associant au Plan Nord. «C'est une vision réductrice. On ne peut pas dire que les universités se mettent au service des entreprises et qu'elles ont les pieds et les poings liés. On a un capital intellectuel important, une expertise qui est déjà là et qui ne demande qu'à se développer en lien avec le Nord», a-t-il soutenu. «Les universités le font selon une déontologie propre au milieu universitaire. Nous ne sommes pas des sous-traitants au service de l'entreprise», a-t-il ajouté.

Efforts gouvernementaux

Le gouvernement Charest a déjà consenti des efforts financiers significatifs afin que les universités québécoises développent des projets qui profiteront aux entreprises qui comptent tirer profit du Plan Nord. En novembre dernier, les libéraux ont par exemple annoncé la création d'une chaire conjointe en «entrepreneuriat minier» entre l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l'UQAM.

Son objectif est de «favoriser la création et la réussite d'entreprises minières au Québec, depuis la phase de l'exploration jusqu'à la production». Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune doit y injecter 750 000 $ sur cinq ans pour en financer les activités.

Trois des membres du comité de direction de la chaire travaillent pour des entreprises minières actives au Québec. Michel Jébrak, cotitulaire de la chaire, est administrateur au Fonds d'investissement minier SIDEX. Il a aussi coécrit un guide intitulé 100 innovations dans le secteur minier, financé par Minalliance et publié en décembre dernier. Ce regroupement compte deux associations qui font du lobby en faveur de l'industrie extractive et des entreprises minières.

***

Avec la collaboration d'Alexandre Shields"
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Cordialement,

Alexandre